Acheter un téléviseur ne se résume pas à comparer la taille d’écran et le prix. Derrière des offres séduisantes peuvent se cacher une fiabilité décevante, un SAV peu réactif ou des mises à jour rapidement abandonnées. Alors, quelles marques de TV faut-il éviter, et selon quels critères ? Cet article vous aidera à repérer les signaux d’alerte et à choisir un modèle durable.
Quelles marques de TV éviter en 2025 ?
Il serait trompeur d’établir une liste définitive de marques de TV à éviter. La fiabilité varie fortement d’une gamme à l’autre et parfois même entre deux téléviseurs commercialisés la même année par un fabricant. Une grande marque peut proposer un excellent modèle haut de gamme et, parallèlement, un téléviseur d’entrée de gamme nettement moins convaincant.
En 2025, la prudence concerne donc davantage certaines gammes et certains profils de téléviseurs que des fabricants entiers.
Les modèles d’entrée de gamme de TCL et Hisense ont notamment été moins bien classés que ceux de certains concurrents dans plusieurs comparatifs français. Cela ne signifie cependant pas que ces deux marques doivent être systématiquement écartées. Elles proposent également des téléviseurs mieux équipés, notamment en Mini-LED, qui peuvent offrir un rapport qualité-prix intéressant. À l’inverse, certains modèles de LG, Samsung ou Philips peuvent obtenir des résultats inférieurs à ceux d’un TCL ou d’un Hisense.
Les tests de longévité confirment cette nécessité de raisonner modèle par modèle. Lors d’un test accéléré portant sur une centaine de téléviseurs de différentes marques, des pannes ont été observées chez pratiquement tous les grands fabricants. Certains modèles Hisense ont rencontré des défaillances de rétroéclairage, mais des téléviseurs Samsung, Sony, LG, TCL ou d’autres marques ont également connu des problèmes.
Le prix n’est d’ailleurs pas une garantie absolue de longévité. Des appareils coûteux peuvent tomber en panne tandis que certains téléviseurs bon marché fonctionnent pendant de nombreuses années.
En pratique, les catégories suivantes méritent davantage de vigilance :
| Type de téléviseur | Pourquoi être prudent ? |
|---|---|
| TV très bon marché d’une marque peu connue | SAV, pièces et suivi logiciel parfois difficiles à vérifier |
| Entrée de gamme d’une grande marque | Composants et rétroéclairage parfois plus simples |
| Ancien modèle fortement soldé | Support logiciel potentiellement déjà bien avancé |
| Téléviseur sans indice de durabilité clairement identifiable | Difficulté à évaluer sa réparabilité et sa fiabilité |
| Smart TV avec système propriétaire peu répandu | Risque d’abandon plus rapide des applications |
| Modèle dont les pièces sont difficiles à obtenir | Réparation potentiellement peu rentable |
Il faut donc se méfier des listes affirmant que « telle marque est mauvaise » sans préciser les modèles testés, leur année ou leur gamme de prix.
La meilleure stratégie consiste à éviter un mauvais modèle, et non une marque sur son seul nom.
Pourquoi certaines marques de téléviseurs sont-elles déconseillées ?
Une marque peut être déconseillée pour plusieurs raisons qui ne concernent pas nécessairement la qualité de l’image lors des premières semaines d’utilisation.
Un téléviseur peut sembler excellent en magasin et révéler ses limites après quelques années : rétroéclairage défaillant, système devenu lent, applications qui ne fonctionnent plus ou pièces trop difficiles à remplacer.
Une qualité de fabrication inégale
Sur les modèles les moins chers, les fabricants doivent réduire les coûts. Cela peut se traduire par un rétroéclairage plus simple, des composants électroniques moins sophistiqués ou une conception difficile à réparer.
Cela ne signifie pas automatiquement qu’un téléviseur économique tombera rapidement en panne. Les différences apparaissent plutôt dans la probabilité de rencontrer certains problèmes et dans la possibilité de réparer l’appareil lorsqu’ils surviennent.
Les tests de longévité réalisés sur des téléviseurs LCD montrent notamment que le rétroéclairage LED constitue l’un des points de défaillance importants. Une seule LED défectueuse peut parfois provoquer une zone sombre importante, voire entraîner l’arrêt d’une partie du rétroéclairage.
Un suivi logiciel insuffisant
Un téléviseur moderne fonctionne en grande partie comme un ordinateur connecté. Son système d’exploitation permet d’utiliser Netflix, YouTube, Disney+, Prime Video ou d’autres applications.
Une télévision peut donc continuer à afficher parfaitement une image tout en devenant beaucoup moins pratique parce que :
- certaines applications ne sont plus mises à jour ;
- le système devient lent ;
- des services cessent d’être compatibles ;
- les mises à jour de sécurité disparaissent ;
- de nouvelles fonctions ne sont plus prises en charge.
C’est particulièrement important pour les marques utilisant un système propriétaire peu répandu ou pour les téléviseurs très anciens vendus à prix réduit.
En Europe, les fabricants sont soumis à des exigences réglementaires concernant la disponibilité des mises à jour et de certaines pièces. Cela ne garantit toutefois pas que toutes les applications tierces continueront à fonctionner indéfiniment.
Un service après-vente difficile à joindre
Le SAV est souvent négligé au moment de l’achat.
Pourtant, lorsqu’une télévision de 65 pouces tombe en panne, la facilité avec laquelle il est possible d’obtenir une pièce, un diagnostic ou l’intervention d’un réparateur devient déterminante.
Une marque disposant d’un réseau de réparation développé, d’une documentation claire et de pièces disponibles peut être plus intéressante à long terme qu’une marque proposant un prix inférieur de quelques dizaines d’euros.
Une grande variabilité entre les modèles
Certaines marques commercialisent plusieurs dizaines de références chaque année. Deux téléviseurs portant le même logo peuvent donc utiliser des technologies de dalle, des processeurs et des systèmes de rétroéclairage très différents.
C’est pourquoi les avis portant uniquement sur la marque sont souvent insuffisants. La référence exacte du téléviseur est beaucoup plus informative.
Les critères pour repérer une marque de TV fiable
Pour choisir une télévision fiable, il est préférable de combiner plusieurs indicateurs plutôt que de se fier à la réputation générale du constructeur.
Vérifier l’indice de durabilité
Depuis janvier 2025, les téléviseurs commercialisés en France sont concernés par l’indice de durabilité, qui remplace progressivement l’ancien indice de réparabilité.
Cet indicateur, présenté sur 10, prend notamment en compte des éléments liés à la réparabilité et à la fiabilité du produit.
Il permet d’évaluer des critères tels que :
- la disponibilité de la documentation ;
- la disponibilité et le prix de certaines pièces ;
- la facilité de démontage ;
- les engagements relatifs à la durabilité ;
- la résistance ou la fiabilité de certains composants ;
- les garanties et démarches qualité du fabricant.
À caractéristiques proches, un téléviseur obtenant un meilleur indice constitue donc un signal intéressant pour un acheteur souhaitant conserver son appareil plusieurs années.
L’indice ne doit toutefois pas être utilisé seul. Une bonne note ne garantit pas l’absence de panne.
Examiner la disponibilité des pièces
La possibilité de réparer une télévision dépend fortement de la disponibilité des composants.
La réglementation européenne impose aux fabricants et importateurs certaines obligations de disponibilité des pièces pour les écrans électroniques. Plusieurs composants doivent rester disponibles pendant au moins sept ans après la mise sur le marché de la dernière unité du modèle, selon les catégories de pièces concernées.
Cette exigence constitue une protection importante, mais il reste utile de regarder le prix réel des pièces. Une carte électronique disponible mais vendue plusieurs centaines d’euros peut rendre une réparation économiquement peu intéressante.
Rechercher la durée du suivi logiciel
Pour une Smart TV, la durée de support est désormais aussi importante que la dalle.
Les règles européennes imposent notamment une disponibilité prolongée de la dernière version du firmware et des mises à jour de sécurité. Mais le confort d’utilisation dépend également de la politique commerciale du fabricant et des éditeurs d’applications.
Les grandes plateformes TV telles que Google TV, Android TV, Tizen ou webOS disposent généralement d’un large écosystème. Cela ne signifie pas que tous les modèles recevront les mêmes évolutions pendant la même durée, mais leur diffusion facilite généralement l’accès aux principales applications.
Consulter les tests de la référence précise
Une recherche doit idéalement porter sur le numéro complet du modèle.
Les tests permettent notamment de vérifier :
- la qualité du contraste ;
- l’uniformité de la dalle ;
- la luminosité réelle ;
- la gestion du HDR ;
- les angles de vision ;
- le retard à l’affichage pour le jeu vidéo ;
- la fluidité du système ;
- la connectique ;
- les éventuels problèmes connus.
Les avis clients peuvent compléter ces informations, à condition d’examiner surtout les commentaires récurrents plutôt qu’un témoignage isolé.
Quels défauts signalent une télévision de mauvaise qualité ?
Certains défauts peuvent être repérés dès l’achat ou pendant les premières semaines d’utilisation.
Une mauvaise uniformité de l’écran
Sur un écran affichant une couleur uniforme, des zones nettement plus claires ou plus sombres peuvent révéler un rétroéclairage irrégulier.
Une légère variation est courante sur les écrans LCD, mais des taches importantes deviennent gênantes lors des films, du sport ou des mouvements de caméra.
Des noirs grisâtres et un contraste faible
Les téléviseurs LCD les moins performants peuvent afficher des noirs qui paraissent gris, surtout dans une pièce sombre.
Le phénomène est particulièrement visible pendant les scènes nocturnes. Il dépend de la dalle mais aussi du système de rétroéclairage et de la présence ou non d’un véritable local dimming.
Une télévision annoncée comme compatible HDR n’offre pas nécessairement un bon rendu HDR. Une luminosité insuffisante et un contraste limité peuvent rendre cette fonction beaucoup moins spectaculaire qu’attendu.
Un système très lent
Une interface qui ralentit dès les premiers mois constitue également un mauvais signal pour un téléviseur destiné à être utilisé pendant plusieurs années.
Les symptômes les plus fréquents sont :
- applications longues à démarrer ;
- menus saccadés ;
- télécommande réagissant avec retard ;
- redémarrages occasionnels ;
- manque de mémoire ;
- changements de chaîne lents.
Un boîtier externe de streaming peut contourner une partie du problème, mais il ne corrige pas les autres faiblesses du téléviseur.
Des problèmes de rétroéclairage
Sur un téléviseur LED, l’apparition de taches sombres, de bandes ou d’une partie de l’écran moins lumineuse peut signaler la défaillance de certaines LED.
Les essais de vieillissement accéléré montrent que le rétroéclairage est un élément à surveiller particulièrement sur les LCD. Les modèles très fins utilisant certaines conceptions edge LED peuvent également être sensibles à la chaleur et au vieillissement des éléments diffusant la lumière.
Des ports ou fonctions trop limités
Un téléviseur peut aussi être techniquement dépassé dès son achat s’il propose trop peu de connectique.
Pour une utilisation avec une console récente, par exemple, il peut être intéressant de vérifier la présence du HDMI 2.1 et de fonctions telles que le 120 Hz, le VRR ou l’ALLM lorsque celles-ci correspondent aux usages prévus.
L’absence de ces fonctions ne rend pas la TV mauvaise, mais elle peut réduire sa durée d’utilisation avant qu’un remplacement devienne souhaitable.
Quelles alternatives aux marques de TV à éviter ?
Plutôt que de remplacer une liste de « mauvaises marques » par une liste de « bonnes marques », il est plus pertinent de rechercher les fabricants proposant des modèles régulièrement bien évalués dans la gamme de prix visée.
LG, Samsung, Sony et Panasonic disposent d’une longue expérience sur le marché et proposent des téléviseurs couvrant plusieurs technologies. Ils constituent souvent des références intéressantes à comparer, sans pour autant garantir que tous leurs modèles soient supérieurs.
TCL et Hisense ne doivent pas non plus être écartés automatiquement. Ces deux fabricants ont fortement développé leurs gammes et proposent notamment des téléviseurs Mini-LED capables de concurrencer des modèles plus chers. Leur intérêt dépend donc beaucoup de la série concernée.
Pour une personne hésitant entre plusieurs téléviseurs, une comparaison peut être organisée selon l’usage :
| Usage principal | Caractéristiques à privilégier |
|---|---|
| Films et séries | Bon contraste, local dimming performant ou OLED |
| Pièce très lumineuse | Forte luminosité et traitement antireflet efficace |
| Jeux vidéo | 120 Hz, VRR, faible input lag, HDMI 2.1 |
| TNT et programmes classiques | Bon traitement de l’image et mise à l’échelle |
| Streaming | Système fluide et applications bien suivies |
| Conservation longue durée | Bon indice de durabilité et pièces accessibles |
La technologie OLED peut notamment offrir un excellent contraste et une très bonne qualité d’image. Les essais de longévité montrent aussi que les OLED ne sont pas automatiquement moins fiables que les LCD.
Ils présentent néanmoins un risque particulier : le marquage permanent de l’image, ou burn-in, lorsque des éléments statiques restent affichés de manière répétée pendant de très longues périodes. Pour un usage varié, ce phénomène est beaucoup moins préoccupant que dans les tests extrêmes utilisant continuellement le même contenu.
Pour un usage comportant de nombreuses images statiques, un bon téléviseur LCD Mini-LED ou Full Array peut donc être préférable.
Comment choisir une télévision durable et performante ?
La première règle est de ne pas commencer par la marque. Il vaut mieux déterminer l’usage prévu, la taille d’écran appropriée et le budget avant de comparer plusieurs références précises.
Un téléviseur de 55 pouces correctement conçu peut être un meilleur achat qu’un modèle de 65 ou 75 pouces vendu au même prix mais construit avec davantage de compromis.
Privilégier la qualité de la dalle avant les fonctions marketing
Les fabricants utilisent de nombreuses appellations commerciales : QLED, Neo QLED, QNED, Mini-LED, ULED ou encore Triluminos.
Ces termes peuvent correspondre à de véritables technologies, mais ils ne suffisent pas à comparer la qualité réelle de deux appareils.
Il faut notamment examiner :
Le contraste : il détermine la profondeur des noirs et joue un rôle majeur dans la qualité perçue.
La luminosité : importante dans une pièce claire et pour obtenir un HDR convaincant.
Le local dimming : lorsqu’il est correctement conçu, il permet aux téléviseurs LCD de mieux gérer les zones sombres et lumineuses.
La fréquence de rafraîchissement : une dalle 100 ou 120 Hz est particulièrement intéressante pour le sport et les jeux vidéo.
Le traitement vidéo : il influence la qualité des chaînes TV, des contenus compressés et des vidéos de résolution inférieure à la 4K.
Ne pas acheter une diagonale trop grande au détriment de la gamme
Les promotions incitent souvent à choisir l’écran le plus grand possible.
Or, à budget identique, augmenter fortement la diagonale implique généralement de descendre en gamme. Un modèle plus petit doté d’un meilleur rétroéclairage, d’un processeur plus efficace et d’une dalle plus performante peut offrir une expérience nettement supérieure.
Vérifier l’indice de durabilité avant de commander
Pour un achat effectué en France, l’indice de durabilité est devenu l’un des critères les plus utiles.
Il permet notamment de départager deux modèles proches qui semblent similaires sur leur fiche technique. La disponibilité des pièces, la documentation et les engagements de fiabilité sont particulièrement importants pour un appareil que l’on souhaite conserver huit ou dix ans.
Choisir un système connecté qui pourra être contourné
Même une bonne plateforme Smart TV peut finir par vieillir.
Il est donc préférable qu’un téléviseur puisse facilement accueillir un appareil externe via HDMI : box opérateur, Apple TV, Chromecast, console ou autre lecteur multimédia.
Ainsi, une interface devenue obsolète ne condamne pas l’ensemble du téléviseur.
Examiner la garantie et le SAV
Avant d’acheter une marque peu connue, il est utile de vérifier :
- qui assure réellement le SAV en France ;
- comment déclarer une panne ;
- si un réseau de réparateurs existe ;
- combien de temps les pièces sont disponibles ;
- la durée de la garantie commerciale éventuelle ;
- les conditions de prise en charge d’un appareil de grande taille.
Une économie à l’achat peut rapidement disparaître si le téléviseur devient irréparable quelques années plus tard.
Éviter les conclusions fondées uniquement sur le logo
En définitive, les marques de TV à éviter en 2025 sont surtout celles dont le modèle envisagé cumule plusieurs signaux négatifs : mauvais indice de durabilité, tests médiocres, système lent, SAV difficile à identifier, pièces coûteuses ou peu accessibles et politique de mises à jour floue.
TCL ou Hisense peuvent être moins convaincants sur certaines références d’entrée de gamme et excellents sur d’autres. De la même façon, acheter Samsung, LG, Sony ou Philips ne garantit pas automatiquement un téléviseur irréprochable.
Pour choisir une télévision durable, il est donc plus fiable de comparer la référence exacte, son indice de durabilité, sa technologie d’affichage, les tests indépendants et la qualité du support après-vente. Cette méthode permet d’éviter davantage de mauvais achats qu’une simple liste noire de fabricants.








